mercredi 9 mai 2012

Dohuk, phase 2

A Dohuk aussi, le changement c’est maintenant. Changement de statut au boulot, et passage d’un RSA- à un SMIC++ (c’est certainement la seule fois de ma vie que je peux prononcer cette phrase jouissive : « mon salaire a quadruplé » - je kiffe). Changement de statut dans la ville également : je suis depuis le 30 avril la seule française de la ville, timide Marianne perdue au milieu de la foule des Peshmergas. Dit comme ça, ça fait un peu aventurière culturelle, pionnière de l’immersion en terre kurde, mais en fait, pour être honnête, ma solitude n’a pour l’instant duré que 6 jours, jusqu’à l’arrivée de ma collègue de Beyrouth… Et changement de conditions de vie, enfin : finie la chambre d’étudiant au bureau, j’ai depuis quelques jours ma propre maison. Et attention, quand je dis maison, je veux bien dire «maison » ! Deux étages, trois chambres, deux salles de bain avec des WC comme à la maison (Dieu existe peut-être, finalement), un escalier pour géant (quand j’oublie quelque chose dans ma chambre, je réfléchis à deux fois avant de remonter le chercher…), 15cm2 de verdure à l’avant et une terrasse de malade idéale pour organiser cocktails et roof parties. Situation idéale également : à 10mn du boulot en voiture, 20mn à pied, au milieu d’un quartier populaire et coloré (j’habite à côté d’une magnifique maison rose, et celle d’en face est rouge et verte – pas de bol, la mienne est connement beigeâtre qui coule). Et pour la minute nostalgique, la horde de mômes du quartier n’est pas sans rappeler la favela de mes années hiérosolymitaines. Je ne me fais pas trop d'illusions sur de potentielles visites familio-amicales, mais bon au cas où vous seriez tentés de passer dans le coin, je peux désormais vous dire: Pkherati!

1 commentaire:

  1. Comme le dit une amie a moi qui a une façade moche: "au moins, j'ai vue sur les belles façades d'en face, alors que les voisins ont vue sur ma belle façade pourrie". Sinon, ca fait plaisir tout ca!
    bises

    RépondreSupprimer