Ça y est, c’est
officiel, j’entame aujourd’hui mon sixième mois, et les amis, je vous
promets que je commence à trouver le temps long. Et oui, au début de l’aventure,
c’était nouveau, excitant, j’avais plein de choses à voir, faire, apprendre, raconter.
Mais au bout d’un moment, y a pas à chier (oui, j’avoue, j’aime beaucoup cette
expression, très classe – comme moi, quoi), on commence à trouver le temps long
(neuf mois, c’est quand même une tirée en fait !), à regretter sa vie sociale
et alcoolique (parce que même si la tentation est grande et l’alcool
techniquement accessible, on sait bien que c’est haram de boire dans de telles
circonstances – pas envie de finir alcoolique et dépressive !), à en avoir
raz-le-bol des bouffées de chaleur (trois jours pour me remettre du choc
thermique à mon retour de vacances, et aujourd’hui un début de déshydratation
alors qu’il ne fait encore qu’une « petite » quarantaine de degrés !).
Alors voilà, j’en suis
là, au début de ce sixième mois, déjà à bout de nerfs alors que,
objectivement, les choses ne se passent pas si mal (j’ai même enterré la hache
de guerre avec mon collègue préféré, c’est pour dire !), et qu’il me reste
encore quatre mois complets à tenir (et oui, Sébastien De Smidt, c’est le même topo que quand on entame sa vingt-neuvième année), à trépigner façon
gamin sur la route des vacances (« c’est quand qu’on arrive, dis, maman ? »,
sous-entendu, comme ici « c’est quand que la torture s’arrête ? »,
forcément, après mon huitième vomi en 300 km, j’avais hâte d’en finir…),
à pleurnicher et m’apitoyer sur mon sort de pauvre exilée dans le trou du
Kurdistan qui s'apprête à passer un anniversaire anonyme, incognito à la garden
party du 14 juillet à Erbil.
Les amis,
oranginez-moi , merde ! Cette grossesse kurde, je l’ai voulue, je l’ai
eue. Alors à bas l’apitoiement sur soi, khalas les caprices, maintenant il n’y
a pas le choix, il faut aller jusqu’au bout. J’avoue redouter l’accouchement (c’est
de la faute à M. Villard et son horrible vidéo qu’on a vue en 5ème),
mais comme me disait quelqu’un récemment : « l’avenir [me] donnera
raison » (inshallah !).
on te fait une garden party pour ton anniv! et tu te plaint!! non mais!
RépondreSupprimeralors maintenant, quand sauras-tu de quoi tu vas accoucher? hein? que dit la dernière écho? (graphie, bien sûr)
charlottebf (comme ça tu sauras pour la prochaine fois)
Madame l'instit, surveillez un peu votre orthographe! C'est quoi ce "tu te plaint", sans rire?!! Quand je vois le niveau de l'éducation de nos jours, je remercie le Seigneur de ne pas m'accabler d'une descendance... ;-)
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