lundi 9 juillet 2012

Ma grossesse kurde

Ça y est, c’est officiel, j’entame aujourd’hui mon sixième mois, et les amis, je vous promets que je commence à trouver le temps long. Et oui, au début de l’aventure, c’était nouveau, excitant, j’avais plein de choses à voir, faire, apprendre, raconter. Mais au bout d’un moment, y a pas à chier (oui, j’avoue, j’aime beaucoup cette expression, très classe – comme moi, quoi), on commence à trouver le temps long (neuf mois, c’est quand même une tirée en fait !), à regretter sa vie sociale et alcoolique (parce que même si la tentation est grande et l’alcool techniquement accessible, on sait bien que c’est haram de boire dans de telles circonstances – pas envie de finir alcoolique et dépressive !), à en avoir raz-le-bol des bouffées de chaleur (trois jours pour me remettre du choc thermique à mon retour de vacances, et aujourd’hui un début de déshydratation alors qu’il ne fait encore qu’une « petite » quarantaine de degrés !).

Alors voilà, j’en suis là, au début de ce sixième mois, déjà à bout de nerfs alors que, objectivement, les choses ne se passent pas si mal (j’ai même enterré la hache de guerre avec mon collègue préféré, c’est pour dire !), et qu’il me reste encore quatre mois complets à tenir (et oui, Sébastien De Smidt,  c’est le même topo que quand on entame sa vingt-neuvième année), à trépigner façon gamin sur la route des vacances (« c’est quand qu’on arrive, dis, maman ? », sous-entendu, comme ici « c’est quand que la torture s’arrête ? », forcément, après mon huitième vomi en 300 km, j’avais hâte d’en finir…), à pleurnicher et m’apitoyer sur mon sort de pauvre exilée dans le trou du Kurdistan qui s'apprête à passer un anniversaire anonyme, incognito à la garden party du 14 juillet à Erbil.

Les amis, oranginez-moi , merde ! Cette grossesse kurde, je l’ai voulue, je l’ai eue. Alors à bas l’apitoiement sur soi, khalas les caprices, maintenant il n’y a pas le choix, il faut aller jusqu’au bout. J’avoue redouter l’accouchement (c’est de la faute à M. Villard et son horrible vidéo qu’on a vue en 5ème), mais comme me disait quelqu’un récemment : « l’avenir [me] donnera raison » (inshallah !).

2 commentaires:

  1. on te fait une garden party pour ton anniv! et tu te plaint!! non mais!

    alors maintenant, quand sauras-tu de quoi tu vas accoucher? hein? que dit la dernière écho? (graphie, bien sûr)

    charlottebf (comme ça tu sauras pour la prochaine fois)

    RépondreSupprimer
  2. Madame l'instit, surveillez un peu votre orthographe! C'est quoi ce "tu te plaint", sans rire?!! Quand je vois le niveau de l'éducation de nos jours, je remercie le Seigneur de ne pas m'accabler d'une descendance... ;-)

    RépondreSupprimer