Je reviens à l’instant
de ma dernière sortie piscine. Même s’il me reste encore quelques semaines ici,
j’ai aujourd’hui fait mes adieux à mon petit plaisir dominical de l’été. Et oui,
j’ai fini mes lentilles, alors à moins de me la jouer paralympique avec un
guide pour me conduire de l’endroit où j’aurai déposé mes lunettes en sécurité
(ce serait con qu’un manant marche malencontreusement dessus et me laisse en
mode Ray Charles le temps de dégoter ma paire de lunettes de secours – ben oui,
y a pas que pour les capotes que je suis prévoyante, quand même !) jusqu’à
l’eau, et prier (mon point fort) ensuite pour ne pas foncer malencontreusement
dans un co-nageur, c'en est fini pour ma saison sportive dohukienne.
De toute façon, je veux
pas faire ma difficile, mais depuis deux semaines que l’automne est arrivé
(comprendre : que la température est tombée sous la barre des 40), il fait
un peu frisquet à la piscine. Forcément, quand il fait 45, même si l’eau n’est
pas chauffée, elle est plutôt bonne, on peut nager en mode papi à deux à l’heure,
flâner en faisant quelques brasses tranquillou. Alors que quand il ne fait que 36, les rayons du
soleil ne suffisent pas pour chauffer l’eau, et me voilà obligée de quitter
le mode glande et me mettre à crawler juste pour me réchauffer !
Scandaleux, isn’t it ?!! Je crois d’ailleurs que cet été dohukien a fini
de dérégler mon thermostat interne. Depuis une semaine, vu qu’il fait frais, j’ai
arrêté de mettre la clim dans la voiture et dans mon bureau, ce qui déclenche
systématiquement un interrogatoire de la part toute personnes pénétrant dans
mon bureau : « il y a une panne d’électricité ? la clim est
cassée ? » Non, non, c’est juste que si je peux éviter d’avoir l’impression
de travailler dans le coin « produits frais » de Métro, j’aime autant…
Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à ma piscine (que vous
pouvez apercevoir ici - ah oui, au fait: vu la fréquentation, je peux bien me l'approprier, cette piscine...). Au fil des
semaines, j’y ai pris mes petites habitudes. Pour atteindre le vestiaire femmes,
bien caché comme il se doit dans le coin le plus reculé de la terrasse, je
slalome entre les empilements de chaises et de tables entreposés là en journée dans
l’attente d’être disposés le soir autour de la piscine pour le restaurant. Ensuite,
à l’arrivée dans les
vestiaires, mon geste écolo de la semaine : je fais le tour des WC pour
arrêter les fuites de chasses d’eau, qui sont, avec les serviettes (de bain !)
abandonnées dans le vestiaire collectif (collectivement vide, surtout, je n’y
ai jamais croisé personne) qui s’accumulent au fur et à mesure des semaines,
les seuls indices laissant supposer le passage de temps à autres d’autres
femelles dans ce lieu reculé. D’ailleurs ça doit être pour cette raison que l’hôtel
ne semble pas juger utile de nettoyer ces vestiaires régulièrement. Il a du y
avoir un nettoyage de printemps à l’ouverture de la piscine, et depuis, je vois
la couche de poussière (enfin, de sable, plutôt) s’épaissir sur le sol et les
bancs de dimanche en dimanche, et un ou deux nouveaux cadavres de cafards apparaître
par-ci par-là de temps à autres. Après la piscine, je me douche dans la seule
cabine qui fonctionne encore, et puis je vais faire ma petite séance de
skype en wifi du dimanche. Enfin, ça y est, c’est officiellement terminé, je
peux maintenant réécrire tout ce post à l’imparfait !
J'adore le diapo show en musique de l'hôtel, décidemment, faudrait que je t'accompagne pour ton road trip parce que je vois bien que j'ai tout loupé à ne pas te rendre visite à Dohuk!
RépondreSupprimerTOUT, oui!
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